Les scandales alimentaires peuvent-ils nuire à l’industrie agroalimentaire ?

Les scandales alimentaires peuvent-ils nuire à l’industrie agroalimentaire ?

Avec les nombreux scandales alimentaires qui ont secoué l’industrie agroalimentaire, il est légitime de se demander si cela peut à terme nuire à ce secteur. Ces scandales révèlent-ils que l’industrie agroalimentaire est en voie de perdition ?

Quelques scandales alimentaires

Durant l’été 2017, la France a été secouée par le scandale des œufs contaminés au fipronil qui est un produit phytosanitaire utilisé pour le traitement antiparasitaire des animaux domestiques. L’utilisation du fipronil est interdite pour traiter des animaux consommés par l’homme, car ce produit est considéré comme toxique. Néanmoins, des œufs contaminés à la fipronil se sont retrouvés dans nos plats. En France, ce sont près de 250 000 œufs contaminés qui ont été écoulés. De nombreux produits fabriqués à base d’œufs ont également été concernés par cette crise.

En 2013, il y a eu le problème de la viande de cheval. Un trafic de viande de cheval a été dévoilé au public. De la viande de cheval utilisée dans l’industrie pharmaceutique était revendue dans des boucheries. Pourtant, selon la législation, une telle viande ne doit pas être destinée à la consommation.

En 2011, des graines germées auraient été à l’origine de la mort de près de 47 personnes.

Aujourd’hui le cas du lait infantile aux salmonelles révèle une défaillance dans le système de distribution.

Quelles conséquences pour l’industrie agroalimentaire ?

En cas de scandale agroalimentaire, des mesures sont prises par l’état pour retirer les produits du marché. Mais avant que ces mesures ne soient prises, les personnes ayant mangé les produits contaminés peuvent tomber malade et même décéder.

Les nombreux dysfonctionnements dans le secteur agroalimentaire nuisent à l’industrie agroalimentaire. Les défaillances du système (par exemple un produit qui ne se retrouve pas à sa place ou un produit mal conditionné) constituent de réelles menaces. Il faut que les acteurs du secteur puissent respecter les normes de conditionnement des produits et suivre les différentes règles à la lettre. Les entreprises ne doivent pas contourner les règles dans le but de réduire leurs coûts de production.

Aujourd’hui, les consommateurs sont pris de panique. Les différentes crises agroalimentaires les poussent à se méfier des marques. En plus de ce manque de confiance, il y a le côté financier. En cas de scandale, des tonnes de produits sont retirées du marché par les marques. Cela constitue un manque à gagner pour les entreprises qui ne trouvent plus de consommateurs.

Par exemple avec le scandale des graines germées tueuses, les consommateurs français étaient réticents à acheter des légumes crus. Il a fallu débloquer une aide de plus de deux cents millions d’euros pour réduire les pertes des industriels et des agriculteurs.

Lucile editor